Ferme Bograin, Saint-Germain-de-Grantham

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Une détermination qui rapporte et qui inspire!

Michel Bourgeault et son fils Martin sont propriétaires de la Ferme Bograin située à Saint-Germain-de-Grantham. Sur 480 hectares, ils cultivent maïs, soya, orge, blé et haricots.

Producteurs passionnés et avides de connaissances, les Bourgeault sont constamment à l’affût de pratiques novatrices et adaptées à leurs besoins, dont certaines engendrent des retombées positives pour l’environnement.

Retour sur le parcours unique de Michel et Martin Bourgeault.

Après la vente de son troupeau de vaches laitières dans les années 1980, Michel a remarqué une diminution graduelle de ses rendements. Il perdait ainsi l’effet positif des prairies et des fumiers, associé à ce type de production.

Déterminé à corriger cette situation, il s’est d’abord informé et, après divers essais, il a adopté la culture sur billons, qui consiste à semer sur des buttes (billons) permanentes. Cette technique, qui fonctionne bien avec son type de sol, contribue entre autres à améliorer la structure de celui-ci.

C’était un premier pas vers une amélioration continue de ses techniques de production.

Dans les années 1990, le producteur a fait appel à des agronomes du Centre de développement d’agrobiologie de Sainte-Élizabeth-de-Warwick. C’est à ce moment qu’il a commencé à expérimenter l’utilisation d’engrais verts. « Dans nos types de sols, c’est vraiment avantageux de mettre des engrais verts. On a des sols limoneux, pas de structure. Ça leur prend du vivant », explique-t-il.

Ce que Michel a appris à l’époque grâce au Centre de développement d’agrobiologie, il s’en sert encore aujourd’hui. « Si je fais quelque chose, je veux comprendre pourquoi je le fais. C’est important de revenir à la base », souligne-t-il.

Cette curiosité est un trait de personnalité dont a hérité son fils Martin qui, dès son jeune âge, suivait les agronomes dans les champs.

Il y a une vingtaine d’années, Michel Bourgeault a aussi contribué à mettre sur pied le club-conseil en agroenvironnement Durasol. Il en a été le président pendant 10 ans et, aujourd’hui, son fils Martin fait partie du conseil d’administration.

Avec l’aide de leur agronome du club Durasol, les Bourgeault s’affairent à améliorer leur gestion de l’azote. Ils font des essais d’engrais verts en utilisant des légumineuses. Celles-ci ont l’avantage de pouvoir prélever l’azote de l’air et de le rendre ensuite disponible à la culture principale. En plus de réduire les besoins en engrais minéraux, cela permet de minimiser les pertes dans l’environnement.

Pour une quatrième saison, ils font aussi des tests afin de mieux estimer la quantité d’azote à ajouter à leurs cultures de maïs en cours de saison. « Dans le maïs, c’est pas compliqué, si tu ne mets pas assez d’azote, tu perds du rendement, si tu en mets trop, tu perds de l’argent », résume Martin Bourgeault.

Ainsi, les producteurs divisent leurs champs en zones aux caractéristiques similaires et prennent des échantillons de sol pour chacune d’entre elles. L’analyse de ces échantillons permet de moduler la quantité d’engrais à appliquer. Les Bourgeault semblent satisfaits des résultats obtenus jusqu’à maintenant.

Combiner durabilité économique et environnementale, voilà ce à quoi sont parvenus les Bourgeault grâce aux efforts déployés au fil des ans. Une histoire éloquente… et inspirante!