Depuis plus de 30 ans, je travaille le verre sous toutes ses formes, c’est-à-dire le vitrail, la gravure au jet de sable, le thermoformage, la gravure à la colle et la fusion de verre, toujours dans le but de créer des pièces uniques, sur mesure et sur commande. De plus, j’ai participé à plusieurs concours régionaux, les «Prix d’excellence en métiers d’art», et ainsi remporté deux premiers prix qui ont été exposés au Salon des métiers d’art de Montréal. Je suis devenue membre professionnelle du Conseil des métiers d’art du Québec (CMAQ) en 1985 et j’ai fait partie de son conseil d’administration pendant plus de 25 ans, dont près de 18 au comité de direction. Aujourd’hui, je demeure la représentante du Centre-du-Québec au comité des régions du CMAQ. Dans la région, mon atelier a réalisé les vitraux du Centre aquatique Édouard-Dubord de Victoriaville et ceux du Centre Richard-Lebeau de Saint-Léonard d’Aston (oeuvre créée par l’artiste centricoise Dominique Laquerre). Enfin, je prends plaisir à partager mes connaissances en donnant des cours privés à toute personne intéressée par le travail du verre, surtout le vitrail.
Depuis plus de vingt ans, Sylvie Savoie s’impose comme une figure incontournable dans l’univers du verre au Québec et au-delà. Son art se distingue par une maîtrise exceptionnelle des techniques traditionnelles et contemporaines du vitrail, alliée à une vision créative nourrie par la nature, l’histoire et la symbolique des formes. Technicienne en cartographie de formation, elle transpose aujourd’hui cette rigueur dans son travail verrier, où chaque ligne et chaque aplat de couleur s’articulent comme les contours d’un territoire lumineux à explorer.
Sa démarche artistique repose sur l’obsession de révéler l’intensité et la pureté des couleurs en dialogue constant avec la lumière. Inspirée par les paysages et les rythmes naturels, elle conçoit ses œuvres comme des « casse-têtes lumineux », où les textures et les teintes se répondent pour transformer l’espace. Avant-gardiste dans le choix de ses sujets et audacieuse dans son utilisation des couleurs, Sylvie Savoie crée des vitraux et des pièces en verre fusionné qui transcendent les limites du médium et captivent le regard.
Sa polyvalence fait sa force : qu’il s’agisse de la technique traditionnelle à la baguette, du ruban de cuivre (méthode Tiffany), du verre fusionné ou de la grisaille, elle maîtrise avec brio chacune de ces approches. Ses créations varient du bijou raffiné aux grandes verrières architecturales, comme l’imposante verrière Allegro, mesurant vingt de largeur, réalisée pour une galerie d’art privée. Chaque œuvre témoigne de son professionnalisme et de son sens aigu du détail.
Le rayonnement de son travail dépasse les frontières : ses œuvres sont présentes dans des collections privées et des projets commandés par des clients au Canada comme à l’international. Son expertise a été particulièrement reconnue lors de la restauration des vitraux de l’église anglicane Saint-Georges de Drummondville, un projet patrimonial majeur piloté par l’architecte Robert Pelletier et salué par les médias pour la qualité et l’authenticité de l’intervention. En redonnant leur éclat à plus de trente vitraux, dont certains parmi les plus anciens de Drummondville, Sylvie Savoie a contribué de manière significative à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine religieux local. Elle offre d’ailleurs un service de restauration de vitraux.
Tout au long de sa carrière, elle a participé à de nombreuses expositions et symposiums, notamment lors de l’Année internationale du verre en 2022, avec sa grande exposition Verre Nature, présentée à EMA Trois-Rivières, à la Galerie AXART et au Musée Beaulne. Ces événements, relayés dans les médias, ont renforcé son image de créatrice engagée et reconnue.
Parallèlement, elle partage son savoir-faire à travers des formations et ateliers, transmettant aux nouvelles générations la passion du verre et la rigueur de ses techniques. Son engagement envers la nature, la biodiversité et l’héritage culturel se reflète dans chacune de ses créations, qui deviennent des témoins lumineux de mémoire et de beauté.
Ainsi, la carrière de Sylvie Savoie s’inscrit dans une continuité remarquable : elle incarne à la fois la gardienne d’un savoir-faire ancestral et une artiste visionnaire qui ouvre de nouveaux horizons au verre contemporain.
Pascale Archambault vit et travaille maintenant à L’Avenir. Elle compose ses œuvres à l’aide de divers matériaux tels que la pierre, le bois, l’acier ou le bronze. Archambault s’attache à la représentation humaine dont elle sait rendre avec brio la force et la sensibilité. Entre 1992 et 2013, elle a exposé ses œuvres dans plusieurs institutions reconnues et elle a participé à de nombreux symposiums de sculpture au Québec ainsi qu’à l’étranger (Argentine, Brésil, Uruguay, France, Corée et Guatemala). Parmi ses realisations majeures, mentionnons le monument Desjardins “Au seuil d’un siècle”, installée au siège social de la Fédération Desjardins à Lévis, de même que sa copie présente depuis 2008 à la Promenade Desjardins à Québec. On peut aussi voir au cimetière de l’Hôpital général de Québec sa création “Traversée sans retour”. Deux de ses œuvres publiques se trouvent à Montréal, soit “Hommage aux artistes”, des bronzes réalisés pour le Monument National, et “Danse sur le monde”, dans la section des enfants du cimetière Mont-Royal. Récemment, à la suite d’une commande, Pascale Archambault a elle-même installé une de ses œuvres monumentales, faite de granite et de bronze, dans la ville de Guatemala. L’artiste est présente sur Facebook et sur Myspace.
Originaire de Drummondville (1954), Luc LeClerc a reçu une formation en arts graphiques à l’Université du Québec à Montréal. Depuis 1987, on lui doit plus d’une vingtaine d’expositions individuelles et près d’une centaine d’expositions collectives: Galerie d’art du Centre Culturel de Drummondville; «Buckhorn Fine Art Festival» en Ontario; Biennales internationales «Land’art» à Kingsey Falls et Ulverton; «Collection du Musée Laurier» à l’Hôtel des postes de Victoriaville; «Natur’Art» 2000 à 2004, au Biodôme de Montréal; Parc national de la Mauricie à Saint-Jean-des-Piles; Canadian museum of Nature d’Ottawa; Amphithéâtre Bell à Montréal; Palais Montcalm de Québec… En 2001, il participe au séminaire de l’artiste de renommée internationale Robert Bateman, au «Beartooth School of Art», dans l’État du Montana aux États-Unis. En 2006, il tient, entre autres, une exposition solo au Centre d’arts Pronatura à Champittet en Suisse. À deux reprises (2006 et 2009), le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Conférence régionale des élus (CRÉ) du Centre-du-Québec lui octroient la bourse du Fonds des arts et des lettres du Centre-du Québec. En 2010, il est accepté au sein de la prestigieuse association AFC (Artists For Conservation). Figurant dans plusieurs livres d’art et sur la couverture du livre «Biologie» aux éditions ERPI, deux livres d’art lui sont également entièrement consacrés: «Naturellement vôtre» et «Sur les sentiers de la nature», dont il signe textes et tableaux. De l’écriture à la chanson, un nouveau créneau s’ajoute dorénavant à sa fougue artistique: la musique et, en tant qu’auteur-compositeur-interprète, il demeure plus que jamais soucieux de sensibiliser le monde à l’avenir précaire de notre planète. Sa récente production visuelle suscite beaucoup d’enthousiasme en s’inspirant davantage de touches abstraites en arrière-plan qui confèrent un réalisme surprenant au sujet principal. Infatigable créateur, il conçoit également, sous une lumière plus avant-gardiste, des œuvres originales «tableau-vitrail» en techniques mixtes, résultant d’une complicité avec l’artiste du verre Sylvie Savoie. Ses oeuvres font partie intégrante de plusieurs collections publiques et privées et se retrouvent dans plusieurs pays d’Amérique et d’Europe ainsi qu’en Nouvelle-Zélande. Il a donc les yeux tournés vers l’étranger, toujours soucieux de sensibiliser le monde à l’avenir précaire de notre planète.
Déjà très jeune, mon amour du dessin et des couleurs était d’une évidence palpable. Le désir de tout mettre sur papier ce qui me fascinait est la naissance de mon aventure en tant qu’artiste autodidacte. J’ai principalement appris en admirant et en étudiant les œuvres des grands maitres exhibés dans les musées et les galeries. Étant attirée par la beauté des paysages, j’ai débuté en peignant les maisons de nos campagnes. Mon cheminement artistique m’a amenée à suivre des leçons à partir des livres de peintres américains mais surtout les leçons données à la télévision chaque semaine. J’ai alors décidé de peindre personnages et portraits. Première expérience, mon paternel. Vinrent ensuite les défis: le pelage du félin, la peau de l’éléphant, les ombres et la lumière… C’est avec beaucoup de patience, de détermination et un nombre incalculable d’heures que mon aventure est devenue ma passion. La peinture n’est pas qu’un passe-temps; c’est une façon de respirer, de vivre, et lorsque je peins, je vis.
Le cheminement artistique de Marilyne Poirier a commencé dès son tout jeune âge : cours de danse, de flûte traversière, de piano et surtout de chant. C’est en 1997 qu’elle décide d’en faire une carrière en s’inscrivant au baccalauréat en enseignement de l’art dramatique à l’UQAM. Parallèlement à cette formation, elle continuait ses cours de chant. Le baccalauréat obtenu, elle décida de se perfectionner dans tous les arts qu’elle affectionnait. Elle choisit donc l’école professionnelle de théâtre du Collège Lionel-Groulx dans un programme particulier de théâtre musical. Cette formation permettait de travailler avec des professionnels de la danse, du théâtre et du chant. Elle participa à plusieurs productions telles que “La Célestine”, “Tombés du nid” et “L’Opéra de quat’sous”. Présentement, elle enseigne l’art dramatique à la Commission scolaire de Chênes de Drummondville et met en scène les spectacles étudiants tout en travaillant à ses propres projets.
Les formes de communication me fascinent. J’observe et j’explore la puissance du langage verbal et non verbal entre les humains, entre les animaux ainsi qu’entre ces deux espèces. Guidée par une curiosité insatiable et un besoin viscéral de créer, j’utilise le langage plastique de l’art pictural pour illustrer mes réflexions. J’adore les chevaux et l’art équestre, car ils nécessitent une communication particulière. Celle-ci se base sur la maîtrise d’un code gestuel subtil pour permettre la symbiose physique entre deux êtres vivants d’espèces totalement différentes. C’est un échange teinté de passion qui, pour être efficace, doit exclure tout jugement anthropomorphique de la part du cavalier. Outre l’art équestre, l’écriture, la musique et la danse nourrissent mon inspiration par leur rayonnement communicationnel. Leur croisement catapulte mon imaginaire et cela se reflète dans ma production. Avec une vision panoramique de l’art, j’explore plusieurs techniques picturales. J’utilise la peinture acrylique sur toile, ainsi que l’aquarelle, le pastel sec et le graphite sur divers supports. J’articule ces différentes techniques avec de nombreux outils tels le pinceau, la plume, l’éponge, les doigts, etc. Ma boîte à outils de l’expression possède aussi un double fond infini pour l’exploration de nouveaux médiums potentiels. Parallèlement à ma carrière de peintre, je travaille toujours dans l’illustration et la conception graphique, domaines dans lesquels j’ai acquis de nombreuses années d’expérience.
Originaire du Centre-du-Québec, Marylène Ménard débute sa carrière par des études à l’Université du Québec à Trois-Rivières en enseignement des arts. Elle travaillera dans une école secondaire durant plusieurs années. C’est à la suite de la découverte des techniques du vitrail et de la mosaïque qu’elle décidera de se consacrer entièrement à la création. Son partenaire de vie s’est joint à elle dans la réalisation d’œuvres sculpturales. Elle a conçu plusieurs vitraux sur mesure dans le cadre de commandes, tant pour des particuliers que pour des entreprises. En 2020, elle s’est rendue en France pour faire l’apprentissage de la technique du vitrail à la dalle de verre. Ensemble, Marylène et Robert ont participé à diverses expositions collectives et salons, tant au Québec qu’en Ontario et ont exposé en duo en galerie à travers la province. Leurs œuvres se retrouvent maintenant dans de nombreuses collections à travers le Canada, les États-Unis et la France. Marylène a été finaliste au CALQ comme créatrice de l’année en 2018, elle a obtenu une bouse de création en 2023 au programme de Partenariat territorial au Centre-du-Québec et a été soutenue financièrement à de nombreuses reprises par la SODEC. Elle fait aussi partie du répertoire Culture à l’école du ministère de l’Éducation et donne des ateliers dans différents établissements scolaires du Québec.
Artiste multidisciplinaire d’esprit novateur, Mélanie Poirier ose. C’est d’ailleurs la philosophie de vie qu’elle applique dans son quotidien. Son désir d’apprendre la pousse à se renouveler constamment. Elle affectionne particulièrement le travail de Cy Twombly. Elle puise son inspiration dans l’étude des comportements humains, de ses nombreux voyages, du rythme musical et des mots. Son rapport à la communication nourrit sa production. D’ailleurs, elle souhaite sensibiliser le spectateur à l’importance de celle-ci.
Par des procédés mixtes actuels et à partir d’une palette restreinte de pigments aux couleurs vibrantes, son travail de recherche l’amène à déborder du cadre pour créer en série. La texture l’interpelle. Par couches successives, elle ajoute souvent à ses toiles divers matériaux récupérés. La matière devient ainsi une clé de lecture, une ouverture qui permet à l’observateur de s’introduire au cœur de sa création. Le blanc est présent, il oxygène la toile. Une abstraction lyrique épouse les jeux de transparence et de contraste, alimentant davantage l’imagination. Au graphite, elle écrit, elle dessine. Des lignes émergent, structurent l’œuvre, suscitant maintes réflexions. Elles représentent aussi des ponts ou des trajectoires de vie qui invitent à une introspection.
Elle tente par le langage et des moyens plastiques d’éveiller et parfois même de réveiller le spectateur ! Elle cherche à établir avec lui une interaction, un dialogue. Mélanie repousse sans cesse les limites. Elle signe une œuvre qui suggère un voyage intérieur visant à créer un rapprochement avec autrui.
Natif de Sherbrooke, j’ai œuvré comme spécialiste dans l’enseignement des arts plastiques à la Commission scolaire des Chênes de Drummondville. Présentement mes œuvres semi-abstraites sont réalisées à partir de dessin intuitifs. Mon objectif est de présenter des images où la réalité est déformée ou transformée et parfois simplifiée. J’applique la peinture à l’huile à la spatule sur la toile pour obtenir des modulations et les couleurs vives attirent l’observateur qui a tout à découvrir. Depuis le début de siècle, j’ai exposé au Centre culturel de Drummondville ainsi qu’à la bibliothèque municipale. J’ai également participé à différents salon des métiers d’art.